Actualités et analyses
Le Radar CryptoAgora : les repères à suivre pour comprendre le marché, sans bruit ni promesses.
Cette page ne remplace pas un fil d'actualité en temps réel. Elle rassemble ce qui change vraiment la donne pour un investisseur en France : les actualités du moment décryptées, les repères réglementaires et fiscaux de l'année, les indicateurs à surveiller et les sources fiables pour suivre l'actualité.
À la une · octobre 2026
Mis à jour le 26 octobre 2026 · 3 articles · faits vérifiés et sourcés
Révision de MiCA : la France veut encadrer la DeFi et renforcer l'ESMA
Le Trésor, l'AMF, la Banque de France et l'ACPR publient leurs propositions pour réviser MiCA : certification des protocoles DeFi, supervision européenne renforcée et règles plus strictes pour les stablecoins.
Lire l'article →Budget 2027 : déclarer ses wallets crypto dès 100 000 € ?
Un amendement adopté en commission obligerait à déclarer les cryptos détenues en auto-conservation au-delà de 100 000 €. La mesure n'est pas encore votée et inquiète pour la sécurité des données.
Lire l'article →MiCA : seules les plateformes agréées peuvent servir les Français
Depuis le 1er juillet 2026, l'enregistrement PSAN ne suffit plus : il faut l'agrément MiCA. Plateformes parties, liste noire de l'AMF, vérifications à faire : ce qui change pour vos fonds.
Lire l'article →Révision de MiCA : la France veut encadrer la DeFi et renforcer le rôle de l'ESMA
Le 21 octobre 2026, quatre autorités françaises, la Direction générale du Trésor, l'AMF, la Banque de France et l'ACPR, ont rendu publique leur contribution commune à la révision du règlement européen MiCA. Elle trace la position que la France défendra à Bruxelles.
Une contribution, pas encore une règle
La Commission européenne a consulté le public sur MiCA du 20 mai au 30 septembre 2026. Elle doit remettre un rapport d'ici le 30 juin 2027, éventuellement accompagné d'une proposition de loi, qui devra ensuite passer par le Parlement européen et le Conseil. Le document français est donc une prise de position : il ne change rien aujourd'hui pour les utilisateurs.
DeFi : certification et responsabilité des intermédiaires
Avant de connecter un client à un protocole DeFi, une plateforme agréée devrait vérifier ses audits, ses incidents passés, sa gouvernance et son exposition aux fonds illicites. Les protocoles réellement décentralisés pourraient obtenir une certification, valable trois ans et inscrite on-chain. Les wallets non custodiaux ne seraient pas concernés. Pour les autorités, « le statut DeFi doit rester l'exception, pas la règle ».
Un rôle renforcé pour l'ESMA
La France propose que l'autorité européenne des marchés financiers supervise directement les plus gros prestataires et les « crypto-conglomérats », avec un seuil plus bas que les 15 millions d'utilisateurs actuels. L'ESMA deviendrait aussi le guichet unique des livres blancs. Les 27 régulateurs nationaux devraient disposer des mêmes outils contre les plateformes non agréées.
Stablecoins : plus de place pour l'euro, moins pour les jetons non conformes
Les prestataires agréés ne pourraient pas proposer de jetons non conformes à MiCA ; selon la presse spécialisée, l'USDT de Tether est le premier visé. La contribution demande un régime dédié à la multi-émission (un même jeton émis dans et hors de l'UE), veut assouplir les règles de réserve pour favoriser les stablecoins en euro et propose d'étudier la suppression des jetons adossés à des actifs (ART).
À retenir : ces propositions orientent le débat européen, mais aucune n'est en vigueur. Les règles actuelles de MiCA continuent de s'appliquer.
Sources : Journal du Coin, mind Fintech, Journal du Coin (plateformes non agréées). Consultées le 26 octobre 2026.
↑ Retour aux articlesBudget 2027 : vers une déclaration des wallets crypto dès 100 000 € ?
Le 9 octobre 2026, la commission des finances de l'Assemblée nationale a adopté un amendement au projet de loi de finances pour 2027 : déclarer au fisc les cryptos conservées sur un wallet personnel au-delà de 100 000 €. Le texte est loin d'être définitif.
Ce que prévoit l'amendement
Porté par le député Charles de Courson (LIOT), il vise les portefeuilles dont le contribuable garde seul les clés privées, comme une clé physique (cold wallet) ou un wallet DeFi. Il faudrait déclarer chaque année les avoirs valant au moins 100 000 € au 31 décembre, même sans aucune vente. La mesure ne crée pas d'impôt nouveau. Un oubli pourrait coûter jusqu'à 10 000 € d'amende.
Adopté en commission, pas encore voté
Juste après, la commission a rejeté toute la partie « recettes » du budget (31 voix contre 3). Les députés débattent donc en séance du texte initial du gouvernement, sans cette mesure. L'amendement a été redéposé (n° I-2701) ; au 26 octobre, il n'est pas adopté. Le budget doit encore passer le vote de l'Assemblée, prévu le 17 novembre, puis le Sénat, avant une adoption définitive attendue en décembre.
Pourquoi cette mesure ?
Son auteur évoque un écart important : 3,5 milliards d'euros de plus-values crypto réalisées en 2021, contre 400 millions d'euros d'actifs déclarés au fisc cette année-là. Aujourd'hui, détenir des cryptos en auto-conservation n'impose aucune déclaration annuelle : on déclare seulement les cessions imposables.
Le débat sur la sécurité des données
Une première version, dès 5 000 € par wallet, avait été retirée en avril 2026, notamment à cause du risque d'enlèvement. Les opposants craignent la création d'un fichier des gros détenteurs, alors que la France est touchée par les attaques visant les détenteurs de cryptos. Le texte ne précise pas comment ces données seraient protégées.
À retenir : rien ne change pour l'instant. Conservez l'historique de vos opérations et continuez de déclarer vos plus-values et vos comptes à l'étranger (formulaire 3916-bis). Voir la leçon Fiscalité.
Sources : Clubic, Upside, Journal du Coin, Cryptoast (suivi du PLF 2027). Consultées le 26 octobre 2026.
↑ Retour aux articlesMiCA : depuis le 1er juillet, seules les plateformes agréées peuvent servir les Français
La période transitoire est terminée. Pour proposer des services crypto en France, l'ancien enregistrement PSAN ne suffit plus : il faut l'agrément européen de prestataire de services sur crypto-actifs (CASP) prévu par MiCA.
Ce que dit la règle
Depuis le 1er juillet 2026, un prestataire sans agrément MiCA doit cesser son activité en France. Il risque jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende. L'AMF peut aussi l'inscrire sur sa liste noire, alerter le public et demander en justice le blocage de son site. Avant de partir, une plateforme doit permettre à ses clients de récupérer leurs cryptos, par transfert ou par vente.
Un marché qui se resserre
Bitget a quitté la France en mars, puis Binance, faute d'agrément, a annoncé la fin de ses services. Mi-septembre 2026, le registre de l'ESMA comptait 35 prestataires agréés en France et 158 agréés dans un autre pays européen qui déclarent servir la France. L'activité se concentre ainsi autour d'acteurs déjà structurés. En parallèle, l'AMF continue d'ajouter des sites frauduleux à sa liste noire.
Comment vérifier une plateforme
- Repérez dans les conditions générales le nom exact de la société, pas seulement la marque.
- Cherchez-la dans le registre des CASP de l'ESMA et vérifiez que la France fait partie des pays servis.
- Consultez la liste noire de l'AMF sur le site de l'AMF.
Gérer le risque
Si votre plateforme n'est pas agréée, arrêtez les dépôts et les achats programmés. Retirez vos fonds vers une plateforme agréée ou un wallet que vous contrôlez, en commençant par un petit transfert test. Exportez votre historique pour vos impôts. Ne payez jamais de « frais de déblocage » et ne donnez jamais votre phrase de récupération : ce sont des arnaques classiques.
À retenir : un agrément protège contre les acteurs non régulés, mais ne garantit ni la solidité d'une plateforme ni vos gains. Ne laissez pas tout votre capital au même endroit. Voir la leçon Plateformes.
Sources : AMF, Hyrulea (registre ESMA au 15 septembre 2026), Cointribune. Consultées le 26 octobre 2026.
↑ Retour aux articlesLes repères de 2026
Mis à jour le 26 octobre 2026 · faits vérifiés uniquement
Flat tax à 31,4 % sur les plus-values crypto
Les plus-values réalisées à partir du 1er janvier 2026 sont imposées à 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux), contre 30 % jusqu'en 2025. Voir la leçon Fiscalité.
DAC8 : la collecte des données démarre
Les prestataires de services sur crypto-actifs collectent l'identité, la résidence fiscale et le détail des opérations de leurs clients. Les premières déclarations à l'administration fiscale sont attendues en 2027.
Bitget quitte la France
Bitget a annoncé l'arrêt de ses services pour les résidents français d'ici le 31 mars 2026. La plateforme ne figurait pas sur la liste blanche de l'AMF.
Fin de la période transitoire MiCA
Seules les plateformes agréées MiCA peuvent servir les résidents français. Binance, qui n'a pas obtenu l'agrément, a annoncé la fin de ses services en France. Voir la leçon Plateformes.
Les actifs réels tokenisés dépassent 30 milliards de dollars
Selon le suivi de rwa.xyz, la valeur des actifs réels tokenisés (hors stablecoins) a franchi les 30 milliards de dollars, portée surtout par les obligations d'État américaines tokenisées. Voir la leçon RWA.
Budget 2027 : déclaration des wallets dès 100 000 € adoptée en commission
Un amendement obligerait à déclarer les cryptos en auto-conservation au-delà de 100 000 €. Il n'est pas encore voté par le Parlement. Lire l'article.
La France publie ses propositions pour réviser MiCA
Le Trésor, l'AMF, la Banque de France et l'ACPR veulent encadrer la DeFi, renforcer le rôle de l'ESMA et resserrer les règles sur les stablecoins. Lire l'article.
Premières déclarations DAC8
Les plateformes transmettront pour la première fois à l'administration fiscale les données de 2026.
Les indicateurs à surveiller
Aucun indicateur ne prédit le marché. Ils aident à comprendre le contexte. Voici où consulter la valeur du jour, sans que nous ayons à la mettre à jour à la main.
Taux de la Fed (États-Unis)
Les décisions de la banque centrale américaine influencent l'appétit des investisseurs pour les actifs risqués.
Voir la Fed →Taux de la BCE (Europe)
La Banque centrale européenne fixe les taux directeurs de la zone euro.
Voir la BCE →Indice du dollar (DXY)
Un dollar fort pèse souvent sur les actifs risqués, mais la relation n'est pas automatique.
Voir le DXY →Inflation en France (INSEE)
L'inflation guide les décisions des banques centrales. L'INSEE publie l'indice des prix à la consommation.
Voir l'INSEE →Indice Fear & Greed
Mesure le sentiment du marché crypto, de la peur extrême (0) à l'euphorie (100).
Voir l'indice →Dominance du Bitcoin
La part du Bitcoin dans la capitalisation totale du marché crypto.
Voir la dominance →Des sources fiables
Des sources sérieuses pour suivre l'actualité, avec la langue de chaque site. Les médias francophones sont en premier. Pour un site en anglais, votre navigateur peut le traduire (clic droit, puis « Traduire en français »). Ce sont des exemples, pas des recommandations d'investissement.
Cryptoast
Actualités, guides et analyses crypto en français.
Consulter →Journal du Coin
Actualités crypto et blockchain en français.
Consulter →Cryptoactu
Actualités, guides et enquêtes sur les cryptos en français.
Consulter →The Big Whale
Média français indépendant sur la crypto, la finance et la régulation. Une partie des contenus est réservée aux abonnés.
Consulter →AMF
Listes blanches, listes noires et alertes sur les plateformes en France.
Consulter →impots.gouv.fr
Déclarer ses cryptos : les informations officielles de l'administration fiscale.
Consulter →The Block
Recherche et données du secteur.
Consulter →CoinDesk
Une référence de l'actualité crypto.
Consulter →DefiLlama
Données DeFi en temps réel (TVL, protocoles).
Consulter →Glassnode
Métriques on-chain du Bitcoin et d'Ethereum.
Consulter →Lire l'actualité crypto sans se faire piéger
Vérifiez la source
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Distinguez fait et opinion
Un prix, une date, une décision sont des faits. « Ça va exploser » est une opinion.
Méfiez-vous de l'urgence
« Dernière chance », « avant qu'il soit trop tard » : l'urgence sert souvent à vous faire agir sans réfléchir (FOMO).
Regardez la date
Une règle ou un chiffre de l'an dernier peut être faux aujourd'hui, surtout sur la réglementation et la fiscalité.
Repérez les conflits d'intérêts
Liens d'affiliation, tokens promus par ceux qui les détiennent, publicités déguisées : demandez-vous qui gagne si vous agissez.
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